5 Comportements Inconscients Révélateurs d’un Traumatisme de l’Attachement

Des événements, souvent perçus comme mineurs, peuvent laisser des cicatrices durables. Une simple parole, un geste ou des répétitions de comportements durant notre jeunesse peuvent nous marquer profondément. Ce que nous avons vécu dans notre enfance peut avoir des effets durables. Parmi les traumatismes les plus fréquents, ceux associés à l’attachement occupent une place prépondérante.

Un traumatisme lié à l’attachement se produit lorsque les sentiments de sécurité, de prévisibilité et de confiance d’un enfant sont altérés par des abus, de la négligence ou des soins incohérents de la part de sa figure d’attachement, explique la psychologue Annie Tanasugarn dans Psychology Today. Les effets de ce type de traumatisme peuvent faire surface dans nos futures relations, notamment amoureuses.

L’impact d’un traumatisme d’attachement sur la vie quotidienne

« Un attachement sûr et fiable sert de fondement pour développer un sentiment de sécurité personnel, une image de soi équilibrée et une capacité à gérer son existence », déclare le psychiatre et psychothérapeute Grant Brenner dans VeryWellMind. Un lien d’attachement approprié permet de bâtir des relations positives, tant avec autrui qu’avec soi-même. Voilà pourquoi les traumatismes liés à l’attachement peuvent avoir des répercussions persistantes. Annie Tanasugarn avertit qu’un traumatisme non traité peut gravement nuire à la qualité de vie d’une personne, affectant sa capacité à s’engager dans ses relations et dans ses choix personnels. Il peut être difficile de prendre du recul et de reconnaître nos propres blessures ; voici donc cinq indicateurs à considérer :

  • Comportements d’évitement : Pour échapper à leur traumatisme, certaines personnes adoptent des comportements réconfortants qui les éloignent de leur douleur émotionnelle. Cela peut se traduire par des troubles alimentaires, une consommation excessive d’alcool ou de drogues, un investissement excessif au travail ou l’engagement dans des relations d’« apaisement ».
  • Quête de contrôle : Ceux qui cherchent à tout maîtriser dans leur vie ne le font pas sans raison. Annie Tanasugarn explique que cette quête de contrôle peut résulter d’un sentiment d’impuissance éprouvé durant l’enfance, se manifestant par un besoin de tout réguler à l’âge adulte.
  • Difficulté avec les émotions : Les individus touchés par un traumatisme ont souvent du mal à identifier et à accepter leurs propres émotions ainsi que celles d’autrui. Cela peut se manifester par des difficultés à comprendre les émotions des proches, à exprimer de l’affection, à percevoir des changements émotionnels chez les autres ou à développer des liens affectifs profonds, comme le précise Medical News Today.
  • Jugement excessif : Le traumatisme peut engendrer des opinions tranchées à l’égard d’un partenaire ou d’un potentiel partenaire. Les personnes sont souvent perçues de manière binaire, comme étant bonnes ou mauvaises, explique Emily Guarnotta, psychologue clinicienne, dans Choosing Therapy.
  • Sabotage des relations : Selon Annie Tanasugarn, de nombreuses personnes qui ont subi des traumatismes d’attachement ne réalisent pas la portée de leurs blessures et fonctionnent sur un mode « survie ». Ainsi, elles testent inconsciemment l’investissement émotionnel de leur entourage et peuvent les repousser pour éviter l’abandon.

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