Qui n’a jamais connu cette sensation de fatigue ou de tristesse lorsque les saisons changent ? À mesure que l’été s’éclipse, il est temps de ressortir nos vêtements de pluie. Si cette baisse de moral se répète chaque automne, il se pourrait que vous soyez affecté par ce qu’on appelle la « dépression saisonnière ».
Cette forme particulière de dépression pourrait avoir des racines génétiques et être liée à notre horloge biologique. Explorons ensemble ce trouble de l’humeur qui est parfois encore mal compris.
7 signes révélateurs de la dépression saisonnière
Les symptômes de la dépression saisonnière ressemblent souvent à ceux de la dépression classique. Une fatigue persistante, un manque d’entrain, une perte d’intérêt pour les activités habituelles et même une baisse de la libido sont des indicateurs d’un ralentissement tant physique que mental. D’autres manifestations, plus spécifiques à cette forme de dépression, incluent l’hypersomnie, qui se caractérise par un besoin accru de dormir, et une prise de poids due à une envie renforcée de consommer des aliments sucrés.
Contrairement à la dépression classique, la dépression saisonnière a des origines distinctes. Des recherches récentes soulignent une connexion entre génétique et dérèglement de l’horloge interne. En période normale, cette horloge régule notre rythme de sommeil, notre appétit et la sécrétion hormonale en tenant compte de la baisse de lumière en automne. Pour ceux qui souffrent de dépression saisonnière, cette horloge est déréglée, entraînant une augmentation de la mélatonine, l’hormone du sommeil, et une diminution de la sérotonine, l’hormone du bien-être, ce qui se traduit par un allongement des phases de sommeil et une chute de l’humeur.
Comment aborder la dépression saisonnière ?
Plus on se trouve dans le nord, plus le risque de souffrir de dépression saisonnière augmente. En Alaska et en Irlande, près de 20 % de la population est touchée. Cependant, certains groupes semblent bénéficier d’une protection génétique, comme les Islandais dont le taux de dépression saisonnière est étonnamment bas (8 %), ainsi que leurs descendants au Canada, qui conservent cette prédisposition favorable.
Le traitement de la dépression saisonnière est spécifique. Il inclut l’exposition à une lumière intense (plus de 2000 lux) via la luminothérapie. Cette exposition de 30 minutes est recommandée chaque matin de septembre à mars. Il est conseillé de compléter ce traitement par des séances de thérapies cognitives et comportementales, un engagement dans des activités physiques et éventuellement un suivi médical avec des médicaments si nécessaire.
Comment prévenir la dépression saisonnière ?
Voici quelques habitudes à adopter pour réduire le risque de développer une dépression saisonnière :
- Tout d’abord, exposez-vous à la lumière naturelle. Accordez-vous des moments à l’extérieur, pratiquez des activités en plein air, ou ouvrez vos fenêtres lors des journées ensoleillées. L’exposition au soleil durant l’hiver peut aider à lutter contre le moral en berne.
- Ensuite, modifiez votre alimentation. Augmentez votre apport en vitamine D et oméga 3. Ces nutriments se trouvent dans les poissons gras, les noix et les œufs. Environ 70 % de la population française souffre de carence en vitamine D, parlez-en à votre médecin pour envisager une supplémentation adaptée.
- Enfin, maintenez une activité physique régulière à l’extérieur, que ce soit de la marche, du jogging ou des sports d’équipe. L’exercice régulier libère des endorphines, les hormones du bien-être et de la relaxation.

