Alpha, Bêta, Gamma, Omicron… Les appellations attribuées aux variants du Covid-19 n’ont pas particulièrement attiré l’attention. Cependant, un nouveau variant a récemment émergé, portant un nom pour le moins surprenant et un brin inquiétant : le variant Frankenstein.
Officiellement, ce variant est désigné par le terme XFG. Néanmoins, il est souvent référé par le surnom de Frankenstein, dont l’origine exacte reste floue. D’après un article du Parisien, l’appellation aurait été popularisée par le Daily Mail. Quoi qu’il en soit, ce nom a su séduire le public. En effet, avant ce variant, le personnage imaginé par Mary Shelley avait déjà inspiré d’autres instances, comme le syndrome de Frankenstein.
Le concept du syndrome de Frankenstein
Victor Frankenstein, personnage central du roman de Mary Shelley publié en 1818, est un scientifique qui crée un être à partir de morceaux humains, avant de le délaisser. Ce dernier, doté de pensées et d’émotions, cherche à venger son abandon en s’attaquant à son créateur.
En s’inspirant de cette dynamique entre un créateur et sa création, Isaac Asimov a élaboré le concept du complexe de Frankenstein, ou syndrome de Frankenstein. Cet auteur, connu pour son Cyle des robots et ses célèbres lois robotiques, a formulé des règles fondamentales :
- Un robot ne doit pas nuire à un être humain ni, par inaction, permettre que cet être soit en danger;
- Un robot doit obéir aux ordres des humains, à moins que cela n’entre en contradiction avec la première loi;
- Un robot doit préserver sa propre existence tant que cela n’enfreint pas les deux premières lois.
Le syndrome de Frankenstein se manifeste quand ces principes sont violés, illustrant une crainte collective envers les robots et l’intelligence artificielle.
Un syndrome influencé par la personnalité
Au-delà des écrits d’Isaac Asimov, la culture populaire a souvent exacerbé le syndrome de Frankenstein. Les livres, films et séries d’horreur présentant des robots et des intelligences artificielles comme des menaces sont légion. Des œuvres telles que I, Robot, Ex Machina, M3GAN, Blade Runner, et Terminator contribuent à alimenter cette angoisse.
En parallèle, des éléments psychologiques peuvent également influencer cette peur. Des recherches menées en 2021, et publiées dans Discover Psychology, ont montré que les individus affichant un haut degré de névrosisme, caractérisé par une tendance à l’inquiétude, sont plus susceptibles de ressentir cette anxiété face aux technologies. En revanche, ceux qui se distinguent par leur ouverture d’esprit et leur bienveillance tendent à embrasser plus facilement ces innovations.

