Le terme « burn-out » est devenu omniprésent ces dernières années. Il désigne un état d’épuisement professionnel, se traduisant par une fatigue intense, une altération des capacités cognitives, des pensées dépressives, et parfois même des douleurs corporelles. En effet, notre corps n’hésite pas à émettre des signaux lorsque nos besoins ne sont pas respectés.
Les experts en la matière décrivent le burn-out comme un effondrement psychologique et physique progressif, provoqué par un stress prolongé au travail, un surmenage et de l’anxiété. Il est crucial de traiter cet épuisement pour éviter des conséquences plus graves.
Surmenage et burn-out : quelles distinctions ?
Souvent, le burn-out débute par un surmenage général. Michael Loubatières, facilitateur graphique spécialisé dans la prévention du burn-out ainsi que dans les questions de santé mentale, illustre la différence :
“Il est possible de récupérer rapidement d’un épisode d’épuisement. Prendre de véritables vacances pour se reposer et se ressourcer peut suffire, et on retrouve rapidement de l’énergie. Toutefois, sans intervention, on bascule lentement vers le burn-out.”
Quand faut-il s’inquiéter du burn-out ?
En matière d’épuisement professionnel et psychologique, certains symptômes doivent éveiller les soupçons. En premier lieu, on observe souvent une dégradation de la santé physique.
Si vous remarque des problèmes de santé persistants ou des difficultés respiratoires liées au stress, il est temps de ralentir le rythme. Parmi les autres symptômes du burn-out figurent : “une fatigue persistante, une perte de motivation, des comportements addictifs (comme la consommation d’alcool ou de tabac), et un niveau de stress élevé,” précise le spécialiste.
Le burn-out : un phénomène limité au travail ?
Selon l’OMS, le burn-out est principalement associé au milieu professionnel, mais pour les spécialistes, il peut également affecter la sphère personnelle : « La charge mentale du quotidien, comme l’éducation des enfants, peut aussi jouer un rôle important.” Quelle stratégie adopter pour s’en prémunir ?
Écouter ses besoins est essentiel. “Il s’avère fondamental de respecter ses limites, de bien dormir, et de prendre des pauses régulières. Apprendre à dire « non » contribue aussi à la protection personnelle,” souligne l’expert. Il insiste également sur l’importance d’établir des charges de travail équilibrées et des véritables moments de déconnexion.
Le syndrome Karoshi : la forme la plus extrême du burn-out
Selon les experts en santé mentale, le burn-out a une version plus sévère, parfois fatale : “Le syndrome Karoshi, reconnu au-delà des frontières japonaises, a également été observé en Corée du Sud et en Chine,” précise-t-il.
Il ajoute : “Cette forme de burn-out aigu, différente du simple épuisement professionnel que nous connaissons en Occident, se manifeste par des décès soudains, souvent dus à un arrêt cardiaque causé par une surcharge de travail.”

