Il se fait tard, vous rentrez chez vous et c’est votre fidèle compagnon, que ce soit un chien ou un chat, qui est là pour vous accueillir. Comme pour n’importe quel proche, vous commencez alors le traditionnel débrief de votre journée. « As-tu bien passé ta journée ? », « Je suis sûr(e) que je t’ai manqué ! », « Tu dois être affamé(e) »… Ce sont là des échanges qui peuvent paraître étranges de l’extérieur, mais revêtent une réelle signification pour vous.
Pour ceux qui parlent à leur animal, ces conversations sont tout sauf superflues et ne reflètent en aucun cas une instabilité mentale. Évidemment, à moins d’être capable de comprendre le langage secret des animaux, tel le Docteur Dolittle, il est difficile de déchiffrer les miaulements, aboiements et autres vocalises. Pourtant, vous poursuivez ce dialogue, et ce n’est pas anodin.
Dialoguer avec son animal : une belle qualité humaine
Lorsque quelqu’un entretient une conversation avec son animal, il ne s’attend pas à ce qu’il réponde comme un humain. Si tel était le cas, cela pourrait indiquer des préoccupations plus sérieuses. En revanche, prêter des caractéristiques humaines à son animal n’est pas une tendance inquiétante.
Une étude récente publiée dans le journal Pets a examiné la relation entre l’attribution de traits anthropomorphiques aux chiens, le sentiment de culpabilité des propriétaires envers leur bien-être et leur niveau d’empathie. Les résultats ont prouvé qu’il existe un lien positif entre cette tendance et un grand niveau d’empathie chez les humains. De plus, les enfants très attachés à leurs animaux développent des niveaux d’empathie qui perdurent à l’âge adulte.
Traiter son animal comme un enfant : un excès ?
Les IRM ont montré que l’amygdale s’activait lorsque ces grandes personnes regardaient des photos de leurs chiens et de leurs enfants. Bien que des différences aient été notées, l’activité a également été détectée dans l’hippocampe, le thalamus et le gyrus fusiforme, des zones cérébrales impliquées dans la mémoire, la cognition sociale, ainsi que le traitement visuel et facial, selon National Geographic. Comme l’a conclu Niwako Ogata, professeur d’éthologie, « les zones du cerveau associées à l’attachement, à l’amour et aux relations étaient stimulées de manière comparable ».
Par ailleurs, une recherche parue dans le journal Animals a révélé que plus les propriétaires attribuent des capacités cognitives humaines à leurs animaux, plus ils ressentent un soutien social important de leur part. Donc, n’hésitez pas à continuer à converser avec votre chat ou votre chien comme s’il était votre enfant, surtout si cela vous apporte du réconfort.

