“Neuropsy : La Technique Efficace pour Dominer les Comportements Compulsifs”

L’anxiété, la procrastination et l’impulsivité peuvent nous donner l’impression que nous sommes notre propre pire ennemi. Bien que cela soit vrai dans certaines situations, développer des compétences en autorégulation peut nous redonner confiance dans notre capacité à gérer nos émotions, pensées et comportements.

Dans un article pour Healthline, le Dr Roseann Capanna-Hodge, spécialiste en santé mentale infantile, définit l’autorégulation comme l’aptitude à modérer ses actions tout en restant focalisé sur ses objectifs. Elle suggère que cette compétence nous aide à maîtriser nos émotions en nous permettant de prendre du recul, ce qui prévient des réactions impulsives. « La régulation des émotions consiste à maintenir un équilibre afin de ne pas réagir de façon excessive ou insuffisante face à des situations stressantes », explique-t-elle. Un manque d’autorégulation peut conduire à une faible estime de soi et à des difficultés dans la gestion du stress et de la frustration, comme le rapporte l’auteure Arlin Cuncic, experte en thérapie cognitive et comportementale, dans Very Well Mind.

Influencer son comportement grâce à l’autorégulation

Dans un premier post sur Instagram, Nawal Mustafa, neuropsychologue, a mis en avant les indicateurs révélateurs d’une difficulté à pratiquer l’autorégulation. Parmi ceux-ci, on trouve le fait de passer trop de temps sur les réseaux sociaux, des achats impulsifs, une réactivité excessive face à certaines situations ou encore la tendance à procrastiner.

« Souvent, nous ne réalisons même pas ce que nous pensons ou faisons avant de passer à l’action. Nous fonctionnons en mode automatique, adoptant des comportements peu réfléchis », souligne-t-elle.

« Prends conscience de l’envie »

Pour aider à surmonter ces comportements négatifs, l’experte a proposé dans une seconde publication une technique cognitive utile pour travailler sur l’autorégulation : « Prends conscience de l’envie ».

Cette méthode consiste à prendre conscience de vos comportements. Ainsi, si vous êtes tenté par une action inefficace ou un comportement d’évitement face à une tâche bénéfique pour vous, il est essentiel de réaliser ce désir et sa motivation sous-jacente. « Par exemple, je préfère regarder un épisode de ma série plutôt que de faire 30 minutes d’exercice », illustre Nawal Mustafa. Ensuite, il est important d’ajouter la réflexion : « Je prends conscience de ce désir ». « Ce léger ajustement vous aide à créer un espace entre vous et vos pensées, précise-t-elle. C’est dans cet espace que vous avez la possibilité de faire une pause, réfléchir et répondre d’une manière qui soit en accord avec vos objectifs. »

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