L'humilité : le fil conducteur des grands leaders
Lorsque nous regardons des dirigeants remarquables tels que Jésus, Moïse, le Mahatma Gandhi, le Dalaï Lama et Mère Teresa, un trait commun les lie : l’humilité. C’est grâce à leur humilité qu’ils ont acquis le respect, l’influence et, finalement, le statut de leader. Dans cette discussion, nous explorons comment l’humilité ouvre la voie à l’honneur et constitue le fondement crucial d’un grand leadership.
Humilité et leadership
L’humilité est souvent comprise à tort comme un signe de faiblesse, mais en réalité, c’est une marque de conscience de soi et de force. Comme l’a judicieusement fait remarquer Charles H. Spurgeon : « L’humilité, c’est se faire une juste estimation de soi-même. » Ce n’est ni de l’autodérision ni de l’arrogance ; il s'agit plutôt d'une évaluation honnête de ses capacités et de ses limites. Un leader vraiment humble :
- Reconnaît leurs forces et leurs faiblesses.
- Est ouvert aux commentaires de tous les niveaux, qu’ils soient senior ou junior.
- Se rend accessible sans faux ego ni prestige.
- Donne la priorité au bien commun plutôt qu’à la reconnaissance personnelle.
Le contraste entre les mauvais et les bons dirigeants
Les dirigeants pauvres masquent souvent leurs insécurités avec arrogance, s’attribuent le mérite des succès et rejettent la responsabilité des échecs. En revanche, les bons leaders équilibrent humilité et confiance, reconnaissant les contributions de leur équipe et assumant la responsabilité des revers.
Comme l'a déclaré Sun Tzu : « Le leadership est une question d’intelligence, de fiabilité, d’humanité, de courage et de discipline. » Lorsque ces vertus sont harmonisées, un véritable leadership émerge.
Du bon au grand : le rôle de l’humilité
« Nous nous rapprochons le plus des grands lorsque nous sommes grands dans l'humilité. » — Rabindranath Tagore
Dans son livre Bon à génialJim Collins met en évidence deux facteurs clés qui définissent le leadership de niveau 5 : l'humilité personnelle et la volonté professionnelle. Dirigeants de niveau 5 :
- Évitez l’attention du public et évitez l’auto-promotion.
- Concentrez-vous sur l’autonomisation des autres plutôt que sur la recherche de récompenses personnelles.
- Tirer épanouissement du succès de leur équipe.
Un exemple convaincant est Abraham Lincoln, que Collins décrit comme le dernier président des États-Unis de niveau 5. Malgré sa nature maladroite et réservée, l'humilité et la détermination inébranlables de Lincoln lui ont permis de diriger pendant l'une des périodes les plus difficiles de l'histoire américaine.
Les trois étapes du succès : avancer, être honnête, obtenir l'honneur
Le succès est souvent un voyage en trois étapes :
- Monter – La lutte initiale pour s’établir.
- Soyez honnête – Utiliser des pratiques éthiques et affiner le caractère à mesure que le succès est atteint.
- Obtenez l'honneur – Gagner l’admiration et laisser un héritage grâce à l’humilité et à un leadership fondé sur des principes.
Tous les grands dirigeants, de Lincoln à Gandhi, ont traversé ces phases, apprenant de leurs échecs, adoptant l’humilité et gagnant finalement les honneurs.
Le danger de l’arrogance académique
Certaines personnes, notamment dans le milieu universitaire, tombent dans le piège de l’arrogance intellectuelle, croyant que leurs connaissances les rendent supérieures. Cependant, la vraie sagesse réside dans l’apprentissage continu et l’ouverture aux nouvelles idées. Comme l’a souligné Vicente Fox, ancien président du Mexique :
« Plus les dirigeants s'élèvent, plus ils s'éloignent de leur point de départ. Le danger est que le succès sape leur humilité, les laissant hors de contact et déconnectés. »
Un grand leader n’accumule pas ses connaissances pour se glorifier mais les partage au profit de l’humanité. Le succès doit amplifier l’humilité et non la diminuer.
Humilité contre arrogance : le véritable test du leadership
« L'orgueil se préoccupe de savoir qui a raison. L'humilité se préoccupe de ce qui est juste. » —Ezra Taft Benson
Les dirigeants humbles reconnaissent que le leadership consiste à servir les autres et non à rechercher une validation personnelle. L’arrogance aveugle les individus sur leurs défauts, tandis que l’humilité les maintient ouverts à la croissance. Un vrai leader :
- Demande plus, parle moins.
- Reconnaît ses erreurs et en tire des leçons.
- Apprécie les autres et favorise la collaboration.
John J. McCloy l’a dit avec justesse : « L'humilité mène à la force et non à la faiblesse. C'est la forme la plus élevée de respect de soi que d'admettre ses erreurs et de les réparer. »
Conclusion : l'indice d'humilité des grands leaders
Le leadership est un voyage et l’humilité est la boussole qui le guide. Plus le succès d’un leader est grand, plus son indice d’humilité doit augmenter. Tout au long de l’histoire, ceux qui ont fait preuve d’humilité, qu’ils soient des personnalités religieuses, des dirigeants politiques ou des pionniers du monde des affaires, ont gagné un respect et un honneur durables.
Si nous avons le choix entre l’honneur et l’humilité, c’est l’humilité qui doit primer. Lorsque les dirigeants font de l’humilité leur pierre angulaire, l’honneur suit naturellement. En incarnant l’humilité, les dirigeants non seulement atteignent la grandeur, mais inspirent les générations futures à suivre leurs traces.

