Se divertir, se dynamiser, se relaxer ou simplement se faire plaisir, les motivations pour s’essayer à une nouvelle discipline sportive sont aussi variées que les pratiquants eux-mêmes. L’activité physique présente de multiples avantages. Elle contribue à la santé cardiaque, atténue certaines douleurs, préserve les articulations et favorise la réduction de la masse grasse en augmentant la masse musculaire. Sur le plan psychologique, le sport est un véritable allié pour ceux qui subissent du stress, éprouvent de l’anxiété ou rencontrent des problèmes de sommeil.
Diverses recherches ont révélé que quinze à vingt minutes d’exercice quotidien peuvent apporter de réels bénéfices. Des scientifiques du Naval Medical Center de San Diego, en Californie, se sont penchés sur les effets de deux disciplines sportives spécifiques sur les symptômes dépressifs.
Surf et randonnée : deux disciplines à explorer
Pour leur étude, les chercheurs ont évalué l’impact du surf et de la randonnée sur la santé mentale. L’attention a été portée sur un groupe de militaires américains en service, souffrant de troubles dépressifs majeurs. Les 96 participants ont été divisés en deux équipes : l’une pratiquait la randonnée en nature tandis que l’autre se lançait dans le surf. Ils ont pris part à six séances hebdomadaires successives d’une durée de 3 à 4 heures.
Les participants ont été testés avant l’initiation du programme, à la clôture de celui-ci, trois mois plus tard, ainsi qu’à chaque séance. De plus, ceux qui suivaient des cours de surf participaient également à des séances de yoga avant chaque leçon.
Impact sur les symptômes dépressifs
Les résultats de l’étude ont révélé que les symptômes dépressifs ont nettement diminué au fil des séances pour chaque groupe. Les participants ayant assisté à un plus grand nombre de séances présentaient des symptômes moins prononcés à la fin de l’étude. Les surfeurs affichaient également une meilleure capacité à rétablir des interactions sociales normales trois mois après la fin de l’étude. Cependant, pour les deux groupes, la réduction des symptômes perdurait trois mois après le traitement.
De surcroît, ces progrès apparaissaient indépendants des médicaments administrés durant l’étude ou d’autres formes de thérapie, souligne PsyPost. Bien que ces investigateurs suggèrent que des études supplémentaires soient réalisées sur des sujets civils, les résultats soulignent l’importance de ces activités en tant qu’outil complémentaire dans le traitement de la dépression.

