Comment soutenir un proche en détresse : les attitudes essentielles à adopter

Que ce soit dans les moments heureux ou difficiles, notre capacité à soutenir nos proches en détresse peut varier. Bien que l’amour pour eux soit indiscutable, il n’est pas toujours évident de savoir comment les épauler efficacement. Chacun d’entre nous a ses forces et ses faiblesses. Vous avez sûrement en tête une personne de votre entourage qui est plus encline à vous soutenir lors des moments éprouvants.

Lorsque vous êtes face à quelqu’un qui souffre, il est essentiel d’adopter la bonne approche pour lui apporter le réconfort dont il a besoin. Une étude récente pourrait bien vous éclairer sur les meilleures manières de vous comporter dans ces situations.

Préférer les mots ou le contact physique ?

Dans le cadre de l’accompagnement d’un proche en détresse, plusieurs stratégies peuvent être mises en œuvre. Cela va du conseil pratique à l’empathie émotionnelle, sans oublier le soutien physique comme un câlin ou une main sur l’épaule. Mais quelle est la méthode la plus efficace pour aider autrui de manière constructive ? Une recherche publiée dans le Journal of Nonverbal Behavior a exploré cette question.

Pour cerner la meilleure approche, les chercheurs ont présenté une vidéo à un groupe de 409 participants. Dans cette vidéo, une étudiante consolait une autre qui venait de rater ses examens. Quatre versions de la vidéo étaient disponibles, alternant entre contact physique et absence de celui-ci, tout en basculant entre un discours orienté sur les problèmes et un autre sur les émotions. Après avoir visionné l’une des variantes, les participants devaient évaluer comment cette interaction avait affecté l’estime de soi, l’auto-efficacité, et la réduction du malaise de l’étudiante en difficulté. De plus, ils ont été interrogés sur la gravité de la situation, le réalisme de la scène, l’attrait des protagonistes, ainsi que leur propre sensibilité à un soutien tactile, selon des informations de PsyPost.

Entre paroles réconfortantes et câlins : quelle méthode choisir ?

Les résultats ont révélé que les participants trouvaient les interactions basées sur les émotions plus efficaces pour améliorer l’estime de soi, augmenter l’auto-efficacité et diminuer la détresse comparativement à celles axées sur la résolution de problèmes. Néanmoins, les propositions orientées vers les problèmes ont montré des avantages significatifs lorsqu’elles étaient complétées par un geste de soutien. « Les situations où le soutien était tactile ont permis aux observateurs de constater une meilleure valorisation de l’estime de soi chez la personne soutenue », a déclaré Samantha J. Shebib, co-auteur de l’étude, au site PsyPost. En revanche, le soutien physique n’a pas manifesté d’amélioration notable de l’auto-efficacité, c’est-à-dire la confiance en soi quant à l’atteinte de ses objectifs.

La chercheuse souligne également une limite importante : les participants n’étaient que des observateurs, sans réelle interaction dans le soutien. De plus, le panel était peu diversifié, étant composé uniquement d’étudiants. Des recherches futures, incluant un échantillon plus large et varié, seront nécessaires pour approfondir l’analyse de l’efficacité des différentes techniques de soutien, selon l’étude de Samantha J. Shebib.

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