Les Lève-Tôt : Moins de Risque de Maladie Rare

Chaque individu réagit différemment au moment du réveil. Tandis que certaines personnes sautent hors du lit à l’aube, d’autres émergent lentement d’un sommeil profond, souvent jusqu’à midi. Ce simple aspect de notre quotidien pourrait avoir des répercussions surprenantes sur notre santé. D’après une étude récente, le fait d’être une personne du matin pourrait diminuer le risque de développer une maladie neurologique rare.

Cette information provient d’une vaste recherche préliminaire menée par l’Académie américaine de neurologie, publiée le 25 février 2026, et qui sera présentée lors de son congrès annuel en avril 2026. Les chercheurs ont étudié plus de 500 000 individus sur près de quatorze ans. Leur objectif était de déterminer si les habitudes de sommeil et l’activité physique pouvaient influencer le risque d’apparition de cette maladie.

Les matins actifs offrent une meilleure protection

De manière concrète, les scientifiques ont constaté qu’un chronotype matinal — c’est-à-dire une préférence naturelle pour se lever et se coucher tôt — était lié à un risque réduit de développer la sclérose latérale amyotrophique (SLA). Cette maladie neurodégénérative affecte les cellules nerveuses dans le cerveau et la moelle épinière. Progressivement, elle cause une perte de contrôle des muscles, pouvant mener à la paralysie.

Pour mener à bien leur recherche, les scientifiques ont étudié le chronotype des participants. Cela correspond à la tendance naturelle d’un individu vers certaines périodes de la journée. Les « chronotypes matinaux » ont tendance à se coucher et à se lever tôt, se sentant généralement plus dynamiques le matin. En revanche, les « chronotypes nocturnes » préfèrent les soirées et se couchent tard.

Au cours de cette étude, plus de 277 000 participants ont été catégorisés comme « lève-tôt », tandis qu’environ 166 000 étaient considérés comme « couche-tard ». Pendant la période d’observation, 675 individus ont développé une sclérose latérale amyotrophique.

Après avoir pris en compte divers facteurs comme l’âge, le sexe, ou l’indice de masse corporelle, les chercheurs ont observé un contraste significatif. Les personnes réveillées tôt avaient un risque de SLA inférieur de 20 % en comparaison avec les individus nocturnes.

Un autre élément intéressant a également émergé : la durée de sommeil. Ceux dormant entre six et huit heures par nuit affichaient un risque moins élevé que ceux qui dormaient moins ou plus longtemps.

Le rôle de l’activité physique et sa corrélation avec le risque

Cependant, se lever tôt n’est pas le seul facteur pris en compte par les chercheurs. L’étude souligne également l’importance de l’activité physique.

Pour évaluer cet aspect, les scientifiques ont utilisé une unité appelée MET (équivalent métabolique), permettant de mesurer la dépense énergétique d’une activité. Par exemple, la course ou le cyclisme sont considérés comme des activités d’intensité élevée, tandis que des tâches comme le jardinage ou le ménage sont considérées comme modérées.

L’importance de bouger régulièrement

Les résultats indiquent que les personnes réalisant au moins 600 MET-minutes d’activité physique par semaine présentent un risque de SLA inférieur de 26 % comparativement à celles qui sont moins actives. Cela pourrait se traduire par plusieurs sessions de marche rapide ou de sport réparties au cours de la semaine.

Le Dr. Hongfu Li, auteur de l’étude et chercheur à l’université du Zhejiang en Chine, souligne que ces découvertes suggèrent que certaines habitudes de vie pourraient influencer la santé neurologique. Adopter un rythme de sommeil en accord avec la lumière du jour et pratiquer une activité physique régulière pourraient ainsi être des pistes prometteuses pour diminuer certains risques.

Cependant, les chercheurs mettent en garde. Cette étude n’établit pas de lien de cause à effet, mais expose seulement une association statistique. En résumé, se réveiller tôt ne garantit pas l’absence de maladie. Toutefois, ces résultats renforcent l’idée bien étayée par les experts : notre mode de vie joue un rôle déterminant sur notre santé.

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