PSG : Un joueur se livre sur sa santé mentale et son quotidien

Dans l’arène footballistique contemporaine, les joueurs défilent sur le terrain, sous le regard attentif de millions de spectateurs. Les cris des supporters résonnent, tandis que les caméras scrutent chaque mouvement et que les réseaux sociaux analysent chaque action. Alors que la gloire et l’échec sont amplifiés, les athlètes doivent souvent masquer leurs émotions, chargés de représenter la puissance, la confiance et le succès. Ainsi, la question de la santé mentale demeure largement sous-exploitée, souvent jugée comme un signe de vulnérabilité.

Toutefois, une évolution est en marche. De nombreux athlètes choisissent de briser ce silence sur la santé mentale et partagent leurs expériences psychologiques dans le sport de haut niveau. Achraf Hakimi, défenseur du Paris Saint-Germain, fait partie de cette nouvelle génération de sportifs qui n’hésite plus à évoquer ces enjeux. Dans un entretien avec GQ, il aborde franchement sa perception de la santé mentale, son parcours en thérapie et les stratégies qu’il a adoptées pour se protéger.

La pression psychologique dans le football moderne

Dans l’univers du football, la ligne entre réussite et échec est extrêmement ténue. Un match brillant peut propulser un joueur au rang de héros, tandis qu’une performance décevante peut engendrer une vague de critiques acerbes. Achraf Hakimi se souvient : « À mes débuts, je n’avais pas une vision claire des défis qui m’attendaient, notamment en ce qui concerne les critiques et les éloges. Les commentaires négatifs me touchaient particulièrement. »

Au fil de sa carrière, il a appris à prendre du recul par rapport au regard extérieur. « J’ai réalisé que ceux qui me critiquent aujourd’hui peuvent me célébrer demain. Désormais, même les compliments ne m’atteignent plus. »

La thérapie : un pilier crucial pour avancer

A l’instar de nombreux athlètes, Achraf Hakimi souligne l’importance de la thérapie dans son parcours personnel. « Bien que j’aie arrêté depuis trois ans, cela m’a énormément apporté, pas tant pour ma performance sportive, mais pour mon développement personnel », confie-t-il à GQ. Il plaide pour une reconsidération de l’idée selon laquelle consulter un professionnel de la santé mentale serait une faiblesse.

Consulter un thérapeute ne traduit pas de la folie, c’est une manière d’explorer d’autres perspectives sur la vie. Je pourrais envisager de recommencer.

Actuellement, Hakimi se considère comme son propre psychologue. « Je me sens très autonome. » Néanmoins, cette indépendance ne le coupe pas des autres. Au contraire, il valorise l’importance de son entourage : « Je n’hésite pas à solliciter l’appui de mes proches, comme ma mère et mes amis. Ils m’aident à réfléchir et à prendre soin de moi lorsque c’est nécessaire. » Cette combinaison d’auto-réflexion et de soutien extérieur constitue, selon lui, un des fondements de son équilibre mental.

La nécessité de moments de solitude pour prendre du recul

Pour maintenir son bien-être, Achraf Hakimi évoque également l’importance d’accorder du temps à la solitude. « J’aime passer du temps seul, lire et plonger dans mes pensées pour réfléchir sur mes aspirations et mes choix futurs. J’ai besoin de mon espace personnel. » Cela lui permet de garder une certaine distance face à un environnement aussi dynamique.

Avec plus de 20 millions de fans sur Instagram, Hakimi est constamment sous le feu des projecteurs. Une pression considérable, surtout pour un jeune joueur. « Les personnes qui me connaissent depuis mon enfance n’hésitent pas à me remettre sur le droit chemin lorsque je m’écarte. » Il s’efforce également de ne pas prêter attention à ceux qui ne font pas partie de son cercle intime, préservant ainsi son espace personnel face à la pression ininterrompue du football moderne.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *