« Britney prendra toutes les dispositions nécessaires pour respecter la loi. » En mars dernier, un porte-parole de la célèbre chanteuse a réagi face à « un incident malencontreux et totalement inacceptable ». Il s’agissait de l’arrestation de Britney Spears pour conduite sous l’influence d’alcool ou de drogues.
Un mois après son arrestation, des sources médiatiques américaines ont rapporté qu’elle avait décidé d’entrer en cure de désintoxication. Cependant, les détails concernant sa date d’admission et les raisons de son traitement restent flous. La chanteuse âgée de 44 ans doit se présenter devant le tribunal le 4 mai, selon les informations de Reuters.
Un passé tumultueux
Ce n’est pas la première fois que Britney Spears se retrouve dans un centre de désintoxication. En 2007, elle avait été inculpée pour délit de fuite causant des dommages et conduite sans permis. Suite à cette arrestation et à divers incidents médiatisés, elle avait dû être hospitalisée pour des problèmes de santé mentale. Cet enchaînement d’événements a conduit à son placement sous tutelle, une situation qui ne sera levée qu’en 2021.
Britney a souvent souligné que cette tutelle a exacerbé ses luttes psychologiques. « Treize années se sont écoulées, et je n’étais plus qu’une ombre de moi-même. Penser à mon père et à ses associés, qui ont contrôlé mon corps et mes finances durant tout ce temps, me fait horreur », écrivait-elle dans son livre The Woman in Me.
Une santé mentale longtemps préoccupante
Au moment de son placement sous tutelle, le père de Britney Spears avait jugé cette décision indispensable. « Elle était en détresse physique, émotionnelle, mentale et financière », affirmait-il, comme rapporté par la BBC. Des informations ont circulé sur le fait que la chanteuse avait souffert d’une dépression post-partum après la naissance de ses enfants. De plus, la possibilité d’un trouble bipolaire avait été évoquée à cette époque. Dans le documentaire I Am Britney Jean, elle mentionnait un trouble bipolaire sans vraiment entrer dans les détails. C’est également à cette période que son thérapeute lui a prescrit du lithium, un médicament stabilisateur d’humeur courant pour le trouble bipolaire.
Bien que le diagnostic de trouble bipolaire chez Britney n’ait pas souvent été débattu, il pourrait être en lien avec ses problèmes de dépendance. Des recherches menées au Royaume-Uni et rapportées dans The British Journal of Psychiatry indiquent un risque accru d’addiction chez les individus atteints de trouble bipolaire, avec respectivement 48 % et 44 % ayant des antécédents d’abus d’alcool et de substances psychoactives dans leur parcours de vie.

