Lorsque Tim Cook a succédé à Steve Jobs chez Apple, le monde a regardé avec impatience. Jobs n'était pas seulement un PDG ; c'était un visionnaire, une icône et une légende du leadership innovant.
On pourrait dire la même chose de Jeff Immelt, qui succède à Jack Welch chez General Electric, un homme largement considéré comme l'un des dirigeants d'entreprise les plus efficaces de l'histoire.
Suivre un leader légendaire n’est pas une mince affaire. Le rôle de PDG peut paraître glamour de l’extérieur, mais ce n’est pas une promenade de santé. Il s'agit d'un travail exigeant et sous haute pression qui nécessite précision, résilience et capacité à convaincre rapidement les parties prenantes.
Pourquoi les 100 premiers jours sont importants
Les 100 premiers jours du mandat d’un PDG peuvent faire ou défaire son avenir. Cette période est l'occasion ultime de donner le ton, de déterminer si vous serez impliqué ou non, formel ou accessible.
Ce concept n'est pas nouveau. Les politiciens utilisent depuis longtemps les 100 premiers jours comme critère de performance précoce. John F. Kennedy a dit :
« Tout cela ne sera pas terminé dans les cent premiers jours. Cela ne sera pas non plus terminé dans les mille premiers jours, ni dans la vie de cette administration, ni même peut-être au cours de notre vie sur cette planète. Mais commençons. »
Pour les PDG, cette période de lune de miel est votre fenêtre de grâce ; les parties prenantes sont prêtes à vous laisser de l’espace, et même les médias retiennent leurs critiques les plus acerbes. Mais cela ne signifie pas que vous pouvez rouler en roue libre. Chaque mouvement que vous faites est observé au microscope.
Les principaux défis du PDG
Les recherches montrent systématiquement que l’alignement stratégique et la rapidité d’exécution sont les deux principaux obstacles pour les nouveaux PDG. Ciblez-les tôt et vous renforcerez votre crédibilité. Manquez-les et vous risquez d’éroder la confiance et l’élan avant même d’avoir commencé.
Durant cette période, les PDG doivent :
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Connectez-vous avec les parties prenantes pour comprendre les attentes
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Établir la confiance et une cadence de communication claire
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Établir des gains rapides qui démontrent la compétence
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Établir les bases d’une orientation stratégique à long terme
PDG internes ou externes : différents parcours
Être promu de l’intérieur comporte ses propres avantages et inconvénients.
Si vous êtes un PDG initié :
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Avantages : Vous connaissez déjà la culture de l'entreprise, les personnes et les processus.
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Inconvénients : Vous devrez peut-être surmonter les idées préconçues des parties prenantes à votre sujet et vous manquerez peut-être d'expérience en tant que PDG.
Si vous êtes un PDG externe :
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Avantages : Vous commencez avec une table rase, libre de politique ou de bagages internes.
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Inconvénients : Il faut du temps pour comprendre la culture et le climat avant de pouvoir diriger efficacement.
Quel que soit votre cheminement, la clé est d’écouter, d’apprendre et d’agir de manière stratégique.
Un modèle pour la réussite d’un PDG
Vous voulez prospérer plutôt que simplement survivre ? Voici un plan pratique pour vos 100 premiers jours :
1. Comprendre l'entreprise de fond en comble
Étudiez la vision, la mission et les priorités stratégiques de l’entreprise. Voyagez (physiquement ou virtuellement) pour vous connecter avec les équipes, les clients et les parties prenantes.
2. Écoutez d’abord, parlez plus tard
Passez plus de temps à écouter qu'à parler. Identifiez trois changements majeurs qui amélioreront le plus les résultats avant de prendre des mesures audacieuses.
3. Établissez la confiance et la crédibilité
Soyez transparent avec les décisions. Partagez ouvertement votre processus de réflexion pour gagner la confiance des parties prenantes.
4. Évitez de copier-coller le manuel de votre prédécesseur
Ce qui a fonctionné pour eux pourrait ne pas fonctionner pour vous. Créez votre propre vision et communiquez-la clairement sur plusieurs canaux, e-mails, mémos, assemblées publiques, appels vidéo et conversations en tête-à-tête.
5. Aligner les personnes et les priorités
Évaluez si les employés occupent les bons rôles. Parfois, les bonnes personnes ne sont tout simplement pas à leur place. Alignez les équipes, les plans et les processus avec les objectifs de l'entreprise.
6. Encourager l’innovation
Favorisez une culture où les employés se sentent en sécurité pour partager des idées. L’innovation vient souvent de ceux qui sont les plus proches de l’œuvre.
7. Équilibrer vitesse et prévenance
Agissez assez rapidement pour montrer votre élan, mais ne vous précipitez pas pour réduire les coûts ou apporter des changements radicaux jusqu'à ce que vous compreniez où se situent les vrais problèmes.
8. Rechercher des victoires précoces
Obtenez des victoires rapides et visibles pour renforcer la confiance, à la fois pour vous-même et pour les personnes que vous dirigez.
Le PDG en tant que leader complet
Les PDG les plus efficaces sont à la fois stratège et exécuteur testamentaire ; ils savent quand diriger de front et quand responsabiliser leurs équipes. Ils allient sens des affaires, savoir-faire technique, intelligence émotionnelle et courage.
Demandez-vous :
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Comment est-ce que je veux qu’on se souvienne de moi ?
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Quel genre de leader est-ce que je veux être : intransigeant ou centré sur les gens, flexible ou ferme ?
Votre réponse vous aidera à façonner votre marque personnelle de PDG et à guider vos décisions.
Pensées finales
Prendre la tête d’une organisation est l’un des rôles les plus stimulants et les plus gratifiants que vous puissiez assumer. Vos 100 premiers jours constituent votre meilleure chance d’entrer en contact avec les parties prenantes, d’inspirer vos équipes et de jeter les bases d’un succès à long terme.
Soyez délibéré, soyez authentique et rappelez-vous : vous ne remplissez pas seulement un rôle, vous façonnez un héritage.

