Comment cette compétence freine le vieillissement cérébral

Nous savons déjà que le vieillissement en bonne santé résulte de divers facteurs, notamment génétiques et comportementaux. Une bonne hygiène de vie est incontournable, incluant une activité physique régulière, une alimentation nutritive, un sommeil réparateur et une gestion du stress. Mais qu’en est-il du fonctionnement de notre cerveau ? Des efforts supplémentaires sont également nécessaires.

Le cerveau, à l’instar d’un muscle, a besoin d’être stimulé : il doit être exercé. Une recherche, parue le 6 novembre 2013 dans la revue Neurology, met en lumière qu’une compétence particulière peut retarder l’apparition de la démence.

Exercices mentaux pour le cerveau

L’objectif de cette étude était de déterminer si le bilinguisme contribue à retarder l’apparition de la démence et de ses différents types, tout en considérant les facteurs possibles de confusion. Pour cela, les chercheurs ont examiné les dossiers de 648 patients diagnostiqués avec démence, dont 391 étaient bilingues et suivis dans une clinique spécialisée.

Les chercheurs ont comparé l’âge d’apparition des premiers symptômes entre les différents groupes, en tenant compte de paramètres comme le nombre de langues parlées, le niveau d’études, la profession et d’autres variables. Les résultats ? Le bilinguisme permet de retarder le déclin cognitif. Ainsi, si vous parlez plusieurs langues, vous avez un avantage significatif. Cette compétence joue un rôle similaire à une véritable gymnastique pour l’esprit.

Les bilingues retardent la démence de plusieurs années

Concrètement, les patients capables de parler deux langues ont développé des symptômes de démence 4,5 ans plus tard que ceux ne parlant qu’une langue.

« Une différence significative d’âge d’apparition a été observée pour la maladie d’Alzheimer, la démence fronto-temporale et la démence vasculaire, y compris chez les patients analphabètes », mentionne le rapport de l’étude.

Une question demeure : est-ce que la maîtrise de plusieurs langues augmente alors le délai avant l’apparition de la démence ? Malheureusement, le trilinguisme (ou plus) n’a montré aucun avantage additionnel.

Il est également essentiel de noter que cette étude n’a pas pris en compte certains facteurs externes, tels que le niveau d’instruction, le sexe, la profession et le lieu de résidence (urbain ou rural), tous pouvant influencer les performances cérébrales.

En résumé, être bilingue s’avère être un atout majeur pour votre santé cognitive. Et sachez qu’il n’est jamais trop tard pour commencer ! Si l’apprentissage de différentes langues ne vous enchante pas, d’autres activités peuvent également stimulation vos capacités cognitives de manière efficace. Trouvez celle qui vous apporte le plus de plaisir !

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *