Notre personnalité influence de nombreux éléments de notre existence. Certains traits peuvent orienter notre parcours professionnel vers des voies spécifiques et propulser notre carrière. De plus, notre personnalité joue un rôle clé dans la façon dont nous interagissons socialement.
Des recherches indiquent que nos caractéristiques personnelles peuvent également affecter notre santé, tant sur le plan physique que psychologique. Sur cette base, une étude parue dans le Journal of Personality and Social Psychology a exploré la question suivante : les transformations de la personnalité peuvent-elles affecter l’espérance de vie ?
Une personnalité propice à une vie prolongée ?
« Les individus présentant une conscience accrue, une extraversion marquée et une bonne dose d’agrément, tout en étant moins névrosés, semblent vivre plus longtemps, notent les chercheurs en préambule. Les changements de traits de personnalité peuvent avoir un impact direct sur la mortalité, influence qui se manifeste à travers des modifications dans les comportements liés à la santé, les interactions sociales et la gestion du stress. » Étant donné que certains traits influencent nos comportements au quotidien, les chercheurs ont voulu évaluer l’effet d’une évolution de la personnalité sur l’allongement de la vie.
« Cette étude a investi l’idée selon laquelle les changements dans les traits de personnalité à l’âge adulte, que ce soit à la moitié ou à la fin de la vie, seraient corrélés à un risque de mortalité, indépendamment des niveaux initiaux de traits, » précisent-ils. Pour vérifier leur hypothèse, ils ont scruté 11 échantillons sur une durée allant de 6 à 43 ans et ont évalué l’impact des cinq grands traits de la personnalité, également appelés Big Five (ouverture, conscienciosité, extraversion, agrément, névrosisme), sur la mortalité.
Encourager la conscienciosité, l’extraversion et l’agrément
Cette étude a révélé que des niveaux plus élevés de conscienciosité, d’extraversion et d’agrément sont associés à une longévité accrue, tandis qu’un degré élevé de névrosisme se relie à une durée de vie plus courte. « Au-delà des niveaux de personnalité, nous avons constaté peu de preuves concernant l’impact du changement de traits sur le risque de mortalité, » soulignent les chercheurs.
Bien qu’ils appellent à d’autres recherches pour valider l’importance des interventions liées aux traits de personnalité sur la longévité, travailler sur ces trois traits pourrait s’avérer bénéfique. « Si votre objectif est de vivre plus longtemps et en meilleure forme, réfléchissez à la manière dont vous exprimez votre personnalité et à son évolution au fil du temps, explique Susan Krauss Whitbourne, psychologue clinicienne, à Psychology Today. Travailler à développer ces Big 3, un trait à la fois, peut enrichir non seulement votre bien-être, mais également la période pendant laquelle vous aurez le plaisir d’en profiter. »

