Il est parfois nécessaire d’efforcer notre discernement pour faire la distinction entre altruisme et intérêt personnel dissimulé. Les individus qui ont une vision pessimiste de l’humanité peuvent peiner à croire qu’il existe des personnes prêtes à se soucier des autres sans rechercher de bénéfices. Pourtant, ces individus altruistes sont bien réels.
Mais qu’est-ce qui définit un altruiste ? Est-ce simplement un trait de caractère bienveillant envers autrui ? Faut-il faire preuve d’empathie ou de générosité ? Peut-être un mélange de tout cela.
Diversité des formes d’altruisme
Lorsqu’on évoque l’altruisme, on peut imaginer que toute personne peut en bénéficier, que ce soit un inconnu ou un ami proche. Loin d’une simple aide ponctuelle, l’altruisme pur, selon certains spécialistes, est celui qui découle d’une véritable empathie, surtout en cas de situations critiques, sans attendre de récompense en retour.
Au-delà de cette forme d’altruisme, on peut identifier trois autres catégories, selon PsychCentral :
- Altruisme familial : Cela concerne le soutien désintéressé apporté aux membres de la famille ou à des amis, souvent au prix de sacrifices personnels.
- Altruisme réciproque : Il se manifeste lorsque l’aide apportée à autrui est en vue d’un échange futur, où l’autre pourrait rendre la pareille.
- Altruisme culturel de groupe : Cela désigne le soutien donné à une personne appartenant à un groupe auquel on s’identifie, que ce soit sur des bases ethniques ou sociales.
Les traits caractéristiques de l’altruiste
Malgré les diverses expressions de l’altruisme, certains traits de caractère sont souvent retrouvés chez les individus altruistes. Une étude de 2009 a révélé que les personnes à forte empathie sont incitées par cette empathie à venir en aide aux autres. De plus, il a été observé que les individus extravertis et agréables manifestent également une propension élevée à l’altruisme. En conséquence, l’empathie se révèle être l’une des caractéristiques fondamentales des altruistes. Comprendre et interpréter les émotions des autres constitue un atout majeur pour ceux désireux de leur offrir assistance.
Dans un article publié sur Psychology Today, Veronika Tait, psychologue sociale, a mis en lumière trois traits prépondérants des personnes altruistes :
- Une conviction que les humains ne sont pas foncièrement mauvais : Cette vision de la vie des altruistes repose sur une étude parue dans le Journal of Research in Personality, où il a été observé que ceux-ci obtiennent des scores bas sur l’échelle de croyance au mal absolu, dont certaines affirmations incluent « Certaines personnes sont intrinsèquement malveillantes ».
- Une capacité à percevoir la peur chez autrui : Des études montrent que les altruistes présentent une taille d’amygdale supérieure. Veronika Tait précise que « plus nous sommes aptes à identifier la peur chez les autres, plus notre capacité à agir pour apaiser leur détresse est renforcée ».
- Une absence de sentiment de supériorité : Bien que les altruistes ne considèrent pas les autres comme fondamentalement mauvais, ils ont également foi en la bonté intrinsèque des autres. De nombreux individus catégoriseraient sans doute les donneurs anonymes de reins comme des êtres exceptionnels, tandis que les altruistes ne se perçoivent pas comme différents.

