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La société a tendance à nous convaincre que les liens familiaux sont indéfectibles et que, contrairement aux autres relations, la famille doit être entretenue à tout prix. Ce lien de sang est souvent perçu comme supérieur à tout, nous poussant à croire qu’accepter les défauts de nos proches est primordial et qu’il ne faut jamais questionner cette connexion. Cependant, dans des foyers dysfonctionnels, il arrive un moment où, pour grandir et construire une vie épanouissante, il devient nécessaire de s’éloigner de ces liens.

« Vous pouvez éprouver de la gratitude envers ceux qui vous ont mis au monde, car ce sont vos géniteurs. Néanmoins, tous les parents biologiques ne remplissent pas le rôle de véritable parent », souligne Marine Colombel, psychiatre. Avant de prendre une décision aussi radicale, souvent définitive, il est crucial de bien se préparer à cette éventualité.

Identifier le bon moment pour se distancer

Différents motifs peuvent vous amener à envisager une rupture familiale. Cela peut aller d’une dynamique toxique à des abus psychologiques, sans oublier la pression économique ou des divergences sur des croyances culturelles. Quelles que soient les circonstances qui vous poussent à quitter votre cercle familial, elles vous appartiennent entièrement, mais doivent être soigneusement réfléchies. Selon Alice Zic, thérapeute spécialisée dans les traumatismes, « pour beaucoup, lorsqu’ils atteignent ce point, ils n’ont pas réellement l’impression de faire un choix. Souvent, ils ressentent que c’est nécessaire pour leur protection. »

« Si depuis votre enfance, vous vous sentez comme le « mouton noir » ou la cible des critiques familiales, vous n’avez aucune obligation d’accepter ce rôle, rappelle Marine Colombel. Quand vous constatez que, malgré vos efforts et votre développement personnel, votre famille reste figée dans cette dynamique négative, la meilleure solution pour se libérer et s’épanouir est de partir. » En règle générale, si vous considérez la rupture comme la seule option pour votre bien-être, il est temps de prendre votre décision.

Comprendre les implications de la rupture familiale

Une fois la décision prise, une préparation adéquate est essentielle. « S’éloigner de sa famille peut susciter une palette d’émotions, y compris la douleur liée à ce que vous perdez », explique Patricia Dixon, psychologue clinicienne. En fait, il ne s’agit pas seulement du chagrin pour ce que vous aviez, mais aussi pour ce que vous auriez souhaité vivre. » Bien que la rupture définitive soit souvent envisagée, sachez qu’une pause est également envisageable. Pour cela, il est crucial d’exprimer vos besoins à votre famille et de clarifier vos attentes concernant une éventuelle réconciliation, indique la thérapeute Nedra Tawwab dans son ouvrage cité par Self.

Malgré votre détermination à vous distancer, il est important de savoir que le chemin ne sera pas nécessairement simple ni rapide. Des peurs d’isolement, le confort du statu quo, un manque d’estime de soi, des sentiments de culpabilité ou des préoccupations financières peuvent entraver votre démarche, souligne Michele Goldman, psychologue, pour Parents. En outre, rompre avec sa famille ne signifie pas se retrouver seul. Vous pouvez opter pour le soutien d’un professionnel de la santé mentale afin d’apprendre à gérer cette transition, son approche et les conséquences à long terme. Enfin, entamer une rupture familiale ne signifie pas perdre sa famille. « Parfois, la vraie famille est celle que l’on choisit, basée sur des liens amicaux qui deviennent profondément significatifs », explique Marine Colombel. Vous ne rompez pas avec votre famille, mais avec un certain type de famille. Cette nouvelle cellule familiale peut alors s’épanouir loin des schémas toxiques hérité de l’enfance. »

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