Évitez cette erreur pour retrouver le bonheur durable

Pour ceux qui n’ont pas encore trouvé le chemin vers le bonheur, cette recherche peut sembler interminable. Toutefois, nombreux sont les conseils pour injecter de la joie dans votre quotidien et ainsi optimiser votre bien-être. Malgré une multitude de stratégies proposées par le mouvement du développement personnel, le bonheur semble parfois hors de portée pour certains.

Cette quête peut s’avérer contre-productive. Une étude récente, publiée en janvier dans la revue Applied Psychology: Health and Well-Being, menée par Aekyoung Kim et Sam J. Maglio, se penche sur l’impact de la recherche du bonheur sur notre bien-être global.

L’épuisement causé par la quête du bonheur

Alors que la recherche d’un état de bonheur vise à augmenter les émotions positives tout en diminuant les négatives, il est possible que le contraire se produise, affirment les chercheurs. « De plus en plus d’études montrent que la quête du bonheur n’aboutit pas nécessairement à des niveaux supérieurs de bien-être ; elle peut parfois provoquer des résultats défavorables, tels qu’une diminution du bonheur et une perte de temps », expliquent-ils. Cette étude vise à déterminer si cette recherche peut affecter l’autocontrôle.

Pour tester leur théorie, les chercheurs ont réalisé quatre expériences. Dans la première, ils ont interrogé 532 adultes sur leur propension à chercher activement le bonheur et sur leur maîtrise de soi. Pour la seconde, 369 participants ont complété une échelle mesurant leur tendance à rechercher le bonheur avant de prendre des décisions d’achat, classant divers articles selon leur préférence. Cette expérience a eu pour but d’évaluer le temps nécessaire à leur prise de décision, car faire un choix demande effort mental et autorégulation, deux éléments potentiellement perturbés par la recherche du bonheur.

La troisième expérience a impliqué 36 sujets divisés en deux groupes : l’un incité à réfléchir au bonheur, l’autre non. Leur consommation de chocolat a été mesurée comme indicateur de leur autorégulation. La dernière expérience a rassemblé 188 participants chargés de faire des choix guidés par la quête du bonheur ou la recherche de plaisir personnel, tout en résolvant une énigme.

L’autocontrôle, affecté par la quête du bonheur

Les deux premières études ont montré que les participants ayant des scores élevés sur l’échelle de recherche du bonheur déclaraient une maîtrise de soi moins élevée et passaient moins de temps à prendre des décisions, selon PsyPost. Cela indique qu’une tendance marquée à rechercher le bonheur est liée à une baisse des ressources d’autocontrôle. Dans la troisième expérience, une simple incitation à rechercher le bonheur a entraîné une augmentation de la consommation de chocolat parmi les participants par rapport à l’autre groupe. Dans la quatrième expérience, ceux incités à améliorer leur bonheur résolvaient également les énigmes plus lentement, impliquant que la recherche active du bonheur épuise nos ressources mentales pendant la prise de décision.

Globalement, ces résultats mettent en lumière que la volonté d’être plus heureux nécessite un effort mental considérable, qui peut à terme entraîner une fatigue et réduire notre capacité à réguler nos pensées, émotions et comportements. Cette diminution de l’autorégulation compromet notre aptitude à maîtriser nos impulsions, résister aux tentations et faire des choix judicieux. « La quête du bonheur est semblable à un effet boule de neige : vous souhaitez être plus heureux, mais cet effort réduit votre habileté à réaliser des actions qui pourraient réellement vous rendre heureux », résume Sam Maglio dans une interview avec PsyPost.

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