Le célibat, qu’il concerne les personnes seules ou celles en couple, présente des attraits indéniables. Selon une enquête de Badoo, réalisée en 2022 par Ipsos, 66 % des célibataires pensent que cette situation leur permet de jouir davantage de leur existence. Par ailleurs, 50 % estiment que ce statut favorise une vie sociale plus épanouissante.
Cependant, bien qu’un tiers des répondants affectionne leur célibat, la moitié aspire à faire des rencontres. Ceux qui ont traversé une période de célibat prolongée s’accordent souvent à dire que désirer une relation ne suffit pas. Pourquoi certaines personnes semblent-elles facilement trouver l’amour alors que d’autres peinent à le faire ?
Traits de personnalité en faveur de l’amour
Pour analyser les éléments contribuant au célibat involontaire, Menelaos Apostolou et Elli Michaelidou ont réalisé une étude avec 1432 participants. Publiés dans la revue Personality and Individual Differences, leurs travaux ont mis en lumière 17 facteurs influençant ce phénomène. Parmi ces critères figurent notamment l’estime de soi, l’aptitude à séduire, la timidité, le niveau d’exigence, l’attrait physique perçu, ainsi que les cinq grands traits de personnalité : extraversion, névrosisme, agréabilité, conscienciosité, et ouverture à l’expérience.
Sans surprise, l’analyse révèle que les femmes très agréables et consciencieuses ont plus de chances d’être en couple que celles qui ne le sont pas. Du côté masculin, c’est le névrosisme, qui se caractérise par une tendance à éprouver des émotions négatives, qui vient prédominer. En effet, les hommes sujets au célibat involontaire présentent souvent un névrosisme élevé et une faible estime de soi. De manière générale, un manque d’agréabilité et un niveau élevé de névrosisme sont souvent liés à des vécus relationnels difficiles.
« Les individus avec un niveau de névrosisme élevé ressentent souvent un sentiment d’inadéquation, une insécurité et une appréhension face à la proximité d’un partenaire potentiel, ce qui nuit à leurs efforts de rencontre », explique Allan Roberts, psychologue clinicien, pour Psychology Today. En ce qui concerne les femmes, un haut niveau de névrosisme peut renforcer leur sélectivité, car elles voient souvent le monde de manière plus critique, ce qui accroît leur tendance à rejeter un prétendant.
D’autres éléments influençant la quête de l’amour
Il est évident que la personnalité n’est pas le seul facteur en jeu lorsqu’il s’agit de rencontrer un partenaire. Par exemple, l’aptitude à séduire peut significativement influencer les recherches amoureuses. « Que ce soit pour les hommes ou les femmes, le célibat involontaire est étroitement corrélé à une faible capacité de séduction. Évidemment, savoir charmer augmente les chances de trouver un compagnon », souligne Allan Roberts.
De plus, un niveau d’exigence accru est souvent un frein au bonheur relationnel pour les femmes. Pour les hommes, l’investissement dans la recherche d’un partenaire se révèle déterminant. « Les hommes doivent souvent fournir plus d’efforts pour montrer leur valeur en tant que partenaires », affirme le psychologue. Ainsi, une recherche proactive semble augmenter les chances de succès des hommes sur le marché de l’amour.

