L’influence émotionnelle sur les dépenses : Comprendre les personnes dépensières

Êtes-vous plutôt le type à économiser systématiquement chaque mois ou à céder à la tentation de dépenser sans compter ? Trouver un équilibre entre la frugalité et le goût du luxe est un désir commun, mais cela reste souvent un véritable défi.

Que ce soit pour financer un voyage, offrir un cadeau à soi-même ou investir dans un bien immobilier, nos ambitions financières peuvent parfois être compromise par nos propres comportements. Quand nos habitudes de dépense contredisent nos projets, on parle alors d’autosabotage. Ce phénomène, cependant, a des causes bien définies.

Qu’est-ce que l’autosabotage financier ?

« L’autosabotage se définit comme des actions qui freinent vos objectifs, nuisent à votre bien-être ou entravent votre épanouissement », explique Nawal Mustafa, doctorante en neuropsychologie, dans une publication sur Instagram. C’est une forme de trahison personnelle, où l’on se persuade de ne pas désirer des choses que l’on sait, au fond de nous, bénéfiques. Souvent, cet autosabotage est inconscient et ne résulte pas d’une volonté délibérée. « C’est en réalité un mécanisme de défense de votre esprit, conçu pour vous protéger d’éventuels dangers », précise Shirani Pathak, psychothérapeute, pour PsychCentral.

Dans le domaine des finances personnelles, l’autosabotage se manifeste par des comportements financiers autodestructeurs récurrents. Cela inclut, entre autres, des dépenses excessives, le non-respect des budgets établis et l’impulsivité dans les décisions financières.

L’impact émotionnel sur vos dépenses

L’autosabotage financier est souvent réduit à l’impulsivité. Cependant, d’autres éléments liés à notre mode de vie et à notre gestion émotionnelle entrent en jeu.

« Un des facteurs choquants mais puissants derrière ces comportements est la colère refoulée », déclare Vicky Reynal, psychothérapeute, à Psychology Today. Cette colère n’est pas nécessairement dirigée vers l’argent, mais peut être liée à des émotions plus profondes, telles que des conflits relationnels ou des besoins insatisfaits que l’argent représente.

L’experte évoque ainsi plusieurs situations où la « colère refoulée » conduit à des comportements financiers autodestructeurs. Par exemple, des individus cherchant à défier leurs parents peuvent transférer leur ressentiment à travers des dépenses. Pour ceux élevés dans un environnement où la réussite financière était primordiale, des comportements financiers inappropriés peuvent émerger comme une forme de rébellion. De plus, gérer son argent de manière désastreuse peut être une façon d’attirer l’attention. « Bien que ces actions puissent offrir une satisfaction temporaire, elles génèrent souvent des sentiments d’impuissance, de honte et de dépendance », ajoute la psychothérapeute. Le cycle d’autosabotage financier exacerbé par la colère est implacable, car il donne l’illusion de maîtriser la situation tout en maintenant une souffrance émotionnelle cachée. Les ressentiments de trahison, de négligence ou d’impuissance continuent souvent à s’envenimer, demeurant plus enfouis que jamais.

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