Découvrez le Rituel Norvégien pour le Bonheur, Révélé par une Chercheuse

En matière de bonheur, certaines populations semblent offrir de précieux enseignements. Chaque année, le rapport mondial sur le bonheur, soutenu par les Nations Unies, révèle le pays le plus joyeux du globe. Si la France ne figure pas parmi les leaders de ce classement, il en est tout autrement pour les nations nordiques.

Cette année, la Finlande a encore une fois pris la tête des classements, étant couronnée comme le pays le plus heureux au monde. Elle est rejointe sur le podium par le Danemark et l’Islande, tandis que les Pays-Bas se positionnent juste après. La Norvège, quant à elle, suit de près, devancée sur ce chemin de la joie uniquement par le Costa Rica. Mais qu’est-ce qui explique le bonheur des pays scandinaves ?

La notion de dugnadsånd

Après avoir introduit la tendance du hygge, Meik Wiking, fondatrice de l’Happiness Research Institute à Copenhague et auteure de The Art Of Danish Living, souligne l’importance de **s’intéresser au dugnadsånd**. Ce terme norvégien évoque « l’esprit communautaire » ou « l’engagement bénévole ». Il illustre, selon elle, « la volonté collective des individus de se rassembler autour de projets communautaires, mettant en avant la collaboration et l’altruisme », comme elle l’évoque dans Stylist.

Cette idée repose sur le principe de la solidarité pour accomplir des tâches importantes. L’experte évoque, par exemple, la construction de granges, qui était historiquement réalisée grâce à l’assistance de la communauté. « Édifier une structure aussi grande qu’une grange exige plus de ressources humaines que celles que l’on trouve normalement au sein d’une famille, précise-t-elle. D’où l’habitude, par le passé, de faire appel à la communauté locale pour aider bénévolement à sa construction. »

Les avantages de cette philosophie norvégienne

« L’entraide renforce la communauté, la rend plus résiliente et, je dirais même, plus heureuse », déclare Meik Wiking à propos de ces projets collaboratifs. Rassembler amis et voisins et transformer le labeur en un moment convivial ne permet pas seulement de bâtir des granges, mais favorise également l’établissement de nouvelles amitiés. Bien que cette tradition ait diminué dans certaines régions, au Danemark et dans d’autres pays nordiques, il est encore courant de demander de l’aide pour diverses tâches. Que ce soit pour des travaux de jardinage, de peinture, de construction ou même de déménagement, les familles s’entraident, ce qui accélère les choses tout en renforçant le sentiment de solidarité.

« Appartenir à une communauté est crucial pour notre bien-être psychologique. Intégrer un groupe sain peut favoriser le sentiment de connexion et donner l’impression de faire partie d’un ensemble plus vaste », explique Samantha Stein, psychologue clinicienne, pour Psychology Today. La communauté peut également aider à surmonter des défis personnels. Elle encourage les liens sociaux et prévient l’isolement. Les personnes faisant partie d’un collectif ressentent souvent moins de solitude et de stress, percevant qu’elles appartiennent à quelque chose de plus grand qu’elles. Des études démontrent que les individus engagés dans des communautés dynamiques tendent à avoir une pression artérielle et un taux de cholestérol plus bas, ainsi qu’un risque d’obésité réduit, rappelle la psychologue. Ces personnes sont aussi plus enclines à pratiquer une activité physique régulière et à adopter une alimentation saine.

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